Le Libertarien

La liberté

La pensée libertarienne estime que la liberté dont nous jouissons en démocratie est illusoire.

Cette liberté est un mythe inventé par les Lumières, et notamment par Rousseau.

Voici son raisonnement : puisque la démocratie existe pour notre bien à tous, elle est volontaire. Elle est l'expression de la "volonté générale". Elle représente notre bien, donc nous la désirons ; nous la désirons, donc nous la voulons.

La faiblesse de ce raisonnement tient au fait qu'il nous impute un désir, une volonté. Il postule que nous partageons cette "volonté générale".

La liberté au sens libertarien est différente. C'est une liberté de choix individuel. Est libre ce qui est choisi ; ce qui n'est pas choisi ne l'est pas.

Or la démocratie n'est pas choisie. Beaucoup l'approuvent, naturellement ; beaucoup partagent cette "volonté générale".

Mais si ce n'est pas votre cas ?

Si ce n'est pas votre cas, la démocratie ne vous laisse aucun recours. Vous ne pouvez pas lui dire "non". Vous ne pouvez pas sortir du système démocratique. Si vous vous abstenez de voter, cette abstention est simplement comptabilisée comme telle, sans que cela porte à conséquence ni ne remette en cause le système.

Pour cette raison, les libertariens estiment que les citoyens d'une démocratie ne sont pas libres. Car la démocratie ne fait pas l'objet d'un véritable choix, d'un consentement. La "liberté" qu'elle prêche est purement théorique, elle ne peut pas être exercée de manière pratique. La vraie liberté, c'est lorsqu'on a le pouvoir de dire "non".

La liberté au sens libertarien se définit donc comme une liberté de choix individuelle.